Plus de 40% des jeunes veulent créer leur entreprise

Ghada Choucri Mercredi 01 Mai 2019-13:59:44 Jeunesse
Plus de 40% des jeunes veulent créer leur entreprise
Plus de 40% des jeunes veulent créer leur entreprise

Les jeunes Français sont de plus en plus attirés par la création d’entreprise, selon un sondage de l’association France Active. Ils désirent agir à leur niveau pour répondre aux défis sociaux et environnementaux. Ils restent aussi très réalistes et savent qu’entreprendre n’est pas chose aisée.

Presque la moitié (42,5%) des jeunes de 18 à 30 ans a envie de créer sa propre entreprise, selon le sondage réalisé par Opinion Way pour France Active. «Les jeunes tentent de donner des réponses à la crise sociale, démocratique et environnementale que nous traversons, explique Pierre-René Lemas, président de l’association France Active et ancien directeur général de la Caisse des dépôts. Ils ne sont plus dans une situation de résignation face aux crises. Désormais, créer sa boîte est perçu comme moins risqué que la génération de leurs parents.» Ainsi, 60% d’entre eux pensent, en effet, que créer une entreprise est un moyen efficace pour faire changer les choses.

Cette jeune génération d’entrepreneurs cherche un équilibre entre logique du profit et utilité sociale du projet. Ils ne sont pas naïfs: ils savent qu’un projet doit être viable économiquement mais ils veulent avoir un impact positif sur leur environnement. Ils sont 31% à vouloir privilégier un projet où les salariés seraient tous décisionnaires dans l’entreprise, 25% un projet lié à l’écologie et la lutte contre le réchauffement climatique, 20% un projet capable de créer du lien social et de contribuer au développement de leur territoire et enfin 20% un projet social pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion. «C’est peut-être la génération qui va réconcilier les dimensions sociales et entrepreneuriales», commente Pierre-René Lemas.

«Nous voulions avoir un impact social et environnemental en créant des emplois à l’échelle locale et difficilement délocalisables, explique Alexandre Guilly, fondateur des Alchimistes, entreprise de traitement de bio-déchets en circuits courts. Il faut s’affranchir des modèles existants en proposant de nouvelles idées par le biais d’initiatives individuelles.» Charlotte Desombre, co-fondatrice de Cocomiette, marque de produits alimentaires qui lutte contre le gaspillage, a eu un déclic: elle a décidé de quitter le salariat afin d’agir à son niveau pour l’environnement. «C’est assez immoral, il y a un tel gâchis de produits en France, alors que nous pouvons faire de bons produits avec des aliments destinés à être jetés, souligne l’entrepreneuse. Je suis persuadée que le monde s’en sortira grâce aux entreprises sociales et solidaires. En tant qu’entrepreneurs, nous avons une mission: améliorer la qualité de vie des gens.»

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